NOËL : UN MYSTÈRE À CONTEMPLER


Présentation : Devant la crèche... regarder, contempler, adorer. Adorations silencieuses de Marie et de Joseph. Adorations des Anges, des bergers et des mages .
De l'enfant de la crèche au Christ-Roi !

NATURE
Spiritualité
CIBLE
Tous
NIVEAU
Bases
AUTEUR
Monique BERGER
SOURCE
Apprenez-nous à prier
http://www.prierenfamille.com/Fiche.php?Id=149 - 3 pages.

NOËL, UN MYSTÈRE À CONTEMPLER

Un enfant nous est né, un fils nous a été donné :

sur son épaule, il porte le signe de sa Royauté.

On l'appelle l'Ange du Grand Conseil, Dieu Fort, Dominateur, Prince de la Paix. (Is 9, 5)

L'événement

Que fêtons-nous à NOËL ?

Un nouveau-né, couché dans une mangeoire d'animaux, né dans les courants d'air d'une nuit froide, plus pauvre que les plus pauvres : "il n'y avait pas de place pour eux à l'hôtellerie".

En ce tout petit enfant, nous sommes invités à reconnaître le Fils de Dieu fait homme et à venir Lui apporter, comme Dieu, nos hommages et notre adoration.

 

Oui, à la suite des gens simples de cœur, à l'âme droite - les bergers, les rois mages, mais aussi cette longue succession de tous les croyants depuis 2000 ans - et à leur exemple, nous sommes invités nous aussi à venir à la crèche : cet enfant de la crèche, lui, le Roi du Ciel et de la Terre ? A vues humaines, quelle chose impensable, incompréhensible !… Quel est ce mystère ?

Le mystère

La fête de Noël nous met en présence de l'un des grands mystères de la Foi catholique : le mystère de l'incarnation : ce petit enfant, né dans la plus grande pauvreté, est le Fils de Dieu fait homme.

Le MYSTÈRE de l'INCARNATION, ou mystère du Fils de Dieu fait homme :

Jésus est vrai Dieu et vrai homme.

 

Un mystère est, rappelons-le, une réalité qui dépasse la capacité de notre intelligence, mais sans être contraire à la raison : nous ne pouvons donc pas "comprendre". Nous le connaissons et le croyons parce que Dieu Lui-même nous l'a "révélé", nous l'a fait connaître. Ce qui nous est demandé, c'est donc un acte de foi en la Parole de Dieu.

Cette question fondamentale de l'Incarnation du Fils de Dieu est une vérité de foi. Elle est traitée sous l'angle doctrinal dans la partie "perfectionner ses connaissances".

Nous l'envisageons ici sous son angle "contemplation du mystère", l'angle spirituel, ce qui est un autre mode de connaissance, tout aussi nécessaire à notre vie de foi.

 

Dieu habite une lumière inaccessible

Dieu habite une lumière inaccessible (1Tm 6, 16).

Et pourtant l'homme, créé par Dieu pour aller jusqu'à Dieu, aspire de toutes les forces de son âme à Le rencontrer. C'est pour lui un besoin vital.

Oui, Seigneur, Tu habites une lumière inaccessible. Mais où est-elle, cette lumière inaccessible ? Comment accéder à une lumière inaccessible ? Qui donc m'y conduira et m'y introduira pour que je T'y voie ? (Saint Anselme)

 

Dieu se fait proche de nous

C'est précisément pour répondre à ce désir de l'homme de "voir Dieu", d'avoir accès à cette lumière, c'est pour nous faire connaître son Père, que Jésus est descendu sur la terre :

Souvent, dans le passé, Dieu a parlé à nos pères sous des formes fragmentaires et variées ; mais dans les derniers temps, dans ces jours où nous sommes, il nous a parlé par ce Fils

qu'il a établi héritier de toutes choses et par qui a créé les mondes :

 ce Fils qui est le reflet resplendissant de la gloire du Père, l'expression parfaite de son être(He 1, 1-6. 2ème lecture de la messe du jour)

Le Verbe fait chair est donc pour nous la manifestation de Dieu : Il est Dieu fait homme, pour nous révéler le Père : Personne ne connaît le Père, si ce n'est le Fils, et celui à qui le Fils aura voulu le révéler. (Mt 11, 27)

 

Dieu se fait homme pour nous révéler le Père et, ainsi, nous "sauver" : nous arracher au mal, nous montrer le chemin du ciel, nous aider à faire le bien, à devenir bons et nous introduire dans sa Lumière.

Avant sa venue sur terre, la grandeur et la majesté divine ont toujours eu pour l'homme un caractère redoutable : aussi, pour nous "apprivoiser", pour nous attirer, Il se fait petit enfant.
Mais ce petit enfant est DIEU. Devant la crèche qui lui sert de berceau, nous n'avons qu'une chose à faire : "L'ADORER".

 

"Le Roi qui doit venir, le Seigneur, venez, adorons-Le".

 

L'adoration est, par excellence, l'acte de religion : reconnaître la souveraineté de Dieu, et notre entière dépendance de Lui.

Le mystère propre à Noël, c'est d'ADORER DIEU sous la forme d'un petit enfant.

Devant la crèche… regarder, contempler, adorer

Ce nouveau-né que nous contemplons dans la crèche, c'est Dieu uni à la nature humaine, dans tout ce qu'elle a de plus aimable et de plus faible, afin que nous ne soyons pas éblouis par sa lumière et que nous nous en approchions sans crainte.

Devant la crèche, regardons-Le, contemplons, adorons : restons près de Lui, laissons-nous imprégner de la divine Présence. Qui regarde vers Lui resplendira. (Ps 33, 6)

Il est intéressant de noter qu'un bon nombre de tableaux de la Nativité (Fra Angelico, les primitifs flamands, et tant d'autres) expriment merveilleusement, en un contraste saisissant entre sa pauvreté humaine et sa puissance divine, cette lumière qui rayonne de l'Enfant-Dieu, couché nu à même la terre, illuminant l'obscurité de la nuit : c'est bien en effet sa lumière qui vient éclairer nos ténèbres.

Laissons-Le nous illuminer, nous remplir de sa lumière divine. Recevant tout de Lui, nous apprendrons à nous faire une âme simple, une âme de pauvre. Mais de Lui, aussi, nous recevrons d'autant plus de grâces, ces richesses surnaturelles qui embelliront notre âme, que nous aurons davantage foi en Lui, et que nous désirerons trouver en Lui seul notre vrai bonheur :

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. (Lc 1, 53)

 

Trois exemples d'adoration…

nous sont donnés en ce temps de Noël : les Anges, les bergers et les mages. Mais nous n'aurons garde d'oublier l'adoration silencieuse de Marie et Joseph...

Marie conservait toutes ces choses et les méditait en son cœur. (Lc 2, 19)

A travers ces exemples, nous pouvons découvrir quelle doit être notre propre attitude vis-à-vis de Dieu. Sachons tirer parti des leçons qu'ils nous proposent.

Les Anges sont de purs esprits : leur adoration s'exprime par une prière, le chant du GLORIA.

Gloire à Dieu au plus haut des Cieux,

et Paix sur la Terre aux hommes de bonne volonté. (Lc 2, 14)

 

Les hommes, eux, sont corps et âme : ils ont besoin d'associer leur corps à leur prière d'adoration. Cette prière s'exprime essentiellement par une attitude : et, se prosternant, ils L'adorèrent. (Mt 2, 11).

 

Adorer l'Enfant Jésus à la crèche, c'est reconnaître la vérité du mystère de l'Incarnation : Jésus est Dieu. C'est pourquoi saint Paul recommande :

Qu'au Nom de Jésus tout genou fléchisse, au Ciel, sur la terre et dans les enfers, et que toute langue proclame que Jésus-Christ est Seigneur, dans la Gloire de Dieu le Père. (Ph 2, 10-11)

Cette phrase de saint Paul est l'écho très fidèle du texte d'Isaïe :

Devant Moi tout genou fléchira... (Is 45, 22-23)

Que tout genou fléchisse : c'est là LE geste de l'adoration. L'attitude corporelle est l'expression d'une attitude spirituelle, intérieure.

 

Une attitude de Foi

L'adoration est d'abord une attitude de FOI : croire à la parole de Dieu qui nous est donnée, reconnaître la vérité du mystère.

 

- sur la simple parole de l'Ange, les bergers partent en pleine nuit ...

"Allons à Bethléem, et voyons ce qui est arrivé et que le Seigneur nous a fait connaître ...

 

- Les mages quittent leur pays pour entreprendre un long voyage, uniquement guidés par une Etoile :

Nous avons vu son étoile en Orient et nous sommes venus l'adorer. (Mt 2, 1)

 

Ce qu'ils voient les confirme dans leur foi et les élève jusqu'à la louange divine : ce qui est notre vocation à tous.

Les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient vu et entendu,

en accord avec ce qui leur avait été annoncé. (Lc 2, 15. 20)

 

Je vous annonce une grande joie…

L'acte d'adoration, la louange divine, procure à l'âme une joie profonde. Car l'homme est fait pour cela : louer et honorer Dieu ; c'est en Lui - et ce n'est qu'en Lui - qu'il peut trouver tout son bonheur.

Je vous annonce une grande joie, qui sera pour vous et pour tout le peuple ... dit l'Ange aux bergers.

Quant aux mages...

En voyant l'étoile, ils se réjouirent d'une très grande joie et, entrant dans la maison, ils trouvèrent l'Enfant, avec Marie sa Mère, et, se prosternant, ils L'adorèrent.

 Puis, ayant ouvert leurs trésors, ils lui offrirent en présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe.

(Mt 2, 10-11)

 

Cette joie les rend missionnaires. Ils ne peuvent taire les "mirabilia Dei", les merveilles de Dieu :

Ayant vu l'Enfant, les bergers firent connaître à tous ce qui leur avait été dit de cet enfant. (Lc 2, 17)

 

De l'Enfant de la crèche au Christ Roi

L'adoration des bergers et des mages nous apporte encore une autre leçon.

Les bergers représentent l'adoration de chaque homme à titre personnel.

Les mages viennent de loin : ils représentent l'adoration universelle de tous les hommes de toute tribu, langue, peuple et nation... (Ap 5, 9).

Mais ils sont aussi des "notables" : à ce titre ils exercent dans leur pays un rôle social plus important, une influence plus étendue, qu'une simple personne privée ; ils représentent l'adoration "à titre social" à laquelle Jésus a droit en tant que "Roi des Nations".

Car ce n'est pas seulement à titre personnel que chaque homme a envers Jésus ce devoir d'adoration. L'homme est aussi un être "sociable" : de ce fait, les sociétés, en tant que telles, ont elles aussi à rendre à Notre-Seigneur Jésus-Christ, Sauveur de TOUS les hommes, le devoir de Le reconnaître comme Dieu et comme Sauveur, et de se soumettre à sa Loi.

 


Ensemble des documents pour Noël


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