LE SIGNE DE CROIX


Présentation : Le signe de croix est un résumé des trois principaux mystères de notre foi. - Il nous rappelle que, sauvés par la Croix, nous pouvons espérer le Ciel. - Il conjugue l'amour de Dieu (le montant vertical) avec l'amour du prochain (le montant horizontal). - Le signe de croix est la première étape de la formation spirituelle des tout-petits.

NATURE
Pédagogie
CIBLE
Tous
NIVEAU
Bases
AUTEUR
Monique BERGER
SOURCE
Apprenez-nous à prier
http://www.prierenfamille.com/Fiche.php?Id=253 - 2 pages

Le signe de croix

Le signe de la Croix est le signe du chrétien.

Jésus est venu sur la terre pour nous sauver, Il a donné sa Vie pour nous en mourant sur la Croix.

C'est par son sacrifice sur la Croix que nous sommes "chrétiens", c'est-à-dire “appartenant au Christ”.

A notre baptême, nous avons été "signés", "marqués" pour toujours de ce signe de la Croix.

Ce signe ne se voit pas extérieurement, mais il reste imprimé dans l'âme : la Croix fait partie intégrante de la vie du chrétien, elle n'est pas quelque chose de "facultatif", une "matière à option".

 

Deux moments dans l'année sont particulièrement favorables pour faire prendre conscience aux enfants du sens de ce signe de Croix et de sa valeur.

- Le temps de la Passion nous montre le prix de notre Rédemption par la Croix ... d'où la nécessité de le faire en comprenant bien tout ce qu’il signifie.

- Le dimanche de la Sainte Trinité puisque c'est justement Elle que nous invoquons chaque fois que nous faisons notre signe de Croix.

Mais c'est en tout temps qu'il est bon d'avoir une pleine conscience de toute la valeur de ce geste sacré qui, en nous introduisant dans la prière, est déjà lui-même une prière.

 

Le signe de la Croix, c’est le signe de notre baptême et de notre appartenance à Dieu.

C'est aussi, à la fois, un acte de foi, un acte d'espérance, un acte de charité.

Le signe de Croix, signe de notre Baptême
et de notre appartenance à Dieu.

A partir de 4-5 ans, ou même avant, l'enfant peut comprendre ce que veut dire "enfant de Dieu".

L'occasion la plus favorable se trouve dans l'opportunité d'un baptême : petit frère, cousin, ami.

On lui explique alors que par le baptême, le bébé devient l'enfant de Dieu, et on relie ce "privilège" au signe de Croix : c'est le signe - la marque - des enfants de Dieu :

au cours de la cérémonie, on peut lui faire remarquer les signes de croix que le prêtre trace sur le corps du bébé (ou de l'enfant, s'il s'agit d'un plus grand) : son front, ses épaules : c'est le signe qu'il est maintenant "à Dieu".

C'est encore le sens de cette "petite croix" que les parents chrétiens tracent sur le front de leurs enfants pour les bénir avant la nuit. Ou encore, avant de les quitter, même bien plus grands, lors d'un départ au loin...

 

Il y a plus encore : par le baptême, Dieu vient habiter dans mon âme, et Il veut y rester : la seule chose qui pourrait le chasser de mon âme, c'est si je choisis de faire le mal que Dieu défend (faire de gros péchés : "Par exemple, si on piétinait une croix exprès", dit une petite fille de 8 ans).

Dieu, c'est un trésor précieux, et je veux toujours Le garder : en faisant mon signe de Croix, je pense à cette présence de Dieu en moi, je L'adore et je Le remercie pour tout ce qu'Il m'a donné.

Le signe de la Croix :
un acte de foi, un acte d'espérance, un acte de charité

Nous l'avons vu : le signe de la Croix est le signe du chrétien.

Et c'est par ce signe que nous affirmons notre foi en Jésus,

Fils de Dieu fait homme, venu sur la terre pour nous sauver.

 

Un acte de foi

Le signe de Croix est un résumé des trois principaux mystères de la Foi catholique.

1 - Nous traçons la Croix sur notre corps, car Jésus a pris un corps d'homme pour venir nous sauver. C'est le mystère de l'Incarnation.

2 - Cette Croix rappelle que Jésus, le Fils de Dieu, est mort sur la croix pour nous sauver :

C'est le mystère de la Rédemption. La Croix, c'est la victoire sur le mal et sur le démon.

C'est grâce au sacrifice de Jésus sur la Croix que nous pouvons maintenant devenir enfants de Dieu.

 

3 - Le geste que nous faisons en traçant sur nous le signe de Croix, est accompagné de paroles : "Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit". Nous affirmons ainsi le mystère de la Sainte Trinité.

 

Savoir cela nous aidera à bien faire notre signe de croix.

 

Un acte d'espérance.

Notre espérance, c'est d'aller au Ciel. Comme les saints, ayons un grand désir du Ciel.

C'est parce que Jésus est venu sur la terre pour nous sauver que nous pouvons aller au Ciel.

C'est ce que nous rappelle le signe de Croix que nous traçons sur nous : c'est par sa mort sur la Croix que Jésus nous a sauvés, qu'Il nous a "ouvert le Ciel".

Ainsi, nous affirmons que notre vie sur cette terre n'est qu'un passage avant d'aller au Ciel où nous espérons aller après notre mort.

 

Un acte de charité.

La Croix est composée de deux morceaux de bois : l'un est vertical, l'autre horizontal.

La dimension verticale représente notre amour pour Dieu,

la dimension horizontale représente notre amour pour les autres, notre "prochain".

Remarquons que pour être élevé au-dessus de terre, le montant horizontal de la Croix a besoin d'être porté par le vertical : cela montre que notre amour pour les autres doit nécessairement être "porté" par l'amour de Dieu.

 

Si le montant vertical de la Croix manque (amour de Dieu), le montant horizontal reste posé par terre : il ne peut pas être élevé au-dessus de la terre.

C'est bien ce que nous disons dans l'acte de Charité : "aimer son prochain pour l'amour de Dieu". 

 

Mais s'il n'y avait que le montant vertical, sans l'horizontal, (amour des autres), est-ce que ce serait encore une Croix ?

Les deux sont donc nécessaires :

- d'abord l'amour de Dieu : aimer Dieu par dessus-tout,

- ensuite l'amour du prochain "pour l'amour de Dieu".

Bien faire son signe de Croix

Le texte ci-dessous nous aidera à approfondir le sens spirituel de chaque mouvement du corps, et à l’expliquer aux enfants.

"Le signe de la Croix est le geste par lequel nous commençons toutes nos prières. Il fait partie de la prière et doit donc être bien fait.

Par ce geste, nous rappelons la mort de Jésus pour nous, et sa résurrection : “Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.” (Jn 15, 13)

Ce geste rappelle aussi que Dieu est “Père, Fils et Saint-Esprit”, Il est Trinité, un seul Dieu en trois Personnes.

Au baptême, nous sommes baptisés “au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit”.

Ce geste est aussi celui par lequel nous saluons Dieu : un geste et une parole. Il doit être beau, large, fait lentement. Avec la main droite, nous nous touchons le front, puis le cœur et les deux épaules, la gauche d’abord et la droite ensuite.

Cela montre que toute notre personne doit être tournée vers Dieu, que toute notre personne a été sauvée par Jésus-Christ :

- notre intelligence (le front) veut rendre hommage à Dieu en cherchant à mieux Le connaître ;

- notre cœur veut rendre hommage à Dieu en cherchant à mieux L’aimer ;

- notre force physique (les épaules) veut aussi être au service de Dieu à travers les autres.

“Au nom du Père...” en se touchant le front : cela nous fait penser que le Père est au Ciel.

“... et du Fils”, en se touchant le cœur dans un mouvement de descente : cela fait penser que Jésus est descendu du Ciel pour venir parmi les hommes.

“... et du Saint-Esprit”, en se touchant les épaules : cela rappelle que l’Esprit-Saint veut agir à travers nous.

Au moment où le prêtre, à la Messe, va proclamer l’Evangile, nous faisons un petit signe de croix sur le front, sur les lèvres et sur le cœur. (L’Evangile est le livre qui rapporte les paroles et les actes de Jésus durant sa vie sur terre).

Par ce geste, nous demandons à Jésus de nous aider à penser comme Il a pensé, à parler comme Il a parlé, à aimer comme Il a aimé.

(Père Antoine HARDY -  DEF n° 5)

 

Quand on fait le signe de la croix, c'est comme si l'on disait :

"Je crois qu'il y a un Dieu en trois Personnes,

et je crois que Jésus, le Fils de Dieu, est mort sur la Croix pour nous sauver".

C'est donc très important de bien faire son signe de croix, c'est un geste sacré, une vraie prière.

Il n'est pas normal de le faire n'importe comment, à la va-vite, ou sans penser à ce que nous disons. Et cette prière renouvelle en nous toutes les grâces de notre baptême.

On s'appliquera toujours à le faire bien, avec un grand respect qui montrera à Jésus que nous sommes de ses amis.

Pour bien faire notre signe de Croix, commençons toujours

par nous mettre en présence de Dieu par un instant de silence.

Prenons exemple sur la petite Bernadette de Lourdes qui faisait si bien son signe de Croix que cela impressionnait les assistants : elle avait vu la Sainte Vierge le faire si bien (1858).

Ou comme les enfants de l'Ile-Bouchard (1947) : comme pour Bernadette, c'est la Sainte Vierge elle-même qui leur a appris la manière de bien faire leur signe de Croix.

Quand faire le signe de Croix ?

Tous les jours, nous faisons le signe de croix pour commencer et finir notre prière.

Nous le faisons en entrant dans une église, pour recevoir une bénédiction,

nous pouvons aussi le faire en passant devant un calvaire, un cimetière…

Nous le faisons encore pour chasser une tentation ou dans un danger.

C'est donc important de bien faire son signe de Croix.

- Le matin au réveil, en faisant son offrande à Jésus : celle de son cœur, celle de sa journée.

- Au début et à la fin de chaque prière : le matin et le soir.

- Avant les repas : le Bénédicité.

Un exemple : le petit Jean-Marie Vianney, le futur Curé d'Ars, alors même qu'il ne parlait pas encore, refusait sa soupe, lui si docile pourtant, si on avait oublié le signe de Croix avant de commencer le repas.

- Dans les dangers ou les tentations.

Lorsque nous avons des tentations, une envie de faire quelque chose de mal, le signe de Croix éloigne le démon : il n'aime pas du tout la Croix et le signe de Croix ! Alors il s'enfuit et nous laisse tranquilles.

Ce signe de Croix marque notre volonté de rester sous la dépendance du Bon Dieu, de ne pas Le quitter.

Dans les dangers, pensons aussi au signe de Croix, pour nous mettre sous la protection de Dieu.

Il y a dans l'histoire de saint Benoît une histoire célèbre à ce sujet : en bénissant la table avant le repas, son verre s'est brisé : il contenait un poison qu'un ennemi (poussé par le diable) y avait versé.

 

Le signe de la Croix,
première étape de la formation spirituelle des tout-petits

Préparation au mystère de la Sainte Trinité

Sans mots, sans explications, simplement par le geste du signe de croix et les paroles qui l'accompagnent, nos petits sont préparés à entendre, le temps venu, le premier enseignement sur le mystère. Ce n'est pas nous qui agissons, qui expliquons : laissons l'Esprit Saint agir Lui-même dans l'âme toute pure de ces petits.

Mais ce premier geste du chrétien, ces paroles sacrées, ils ne peuvent pas les inventer : c'est à nous de leur apprendre. Sans attendre : commençons dès le berceau.

 

Préparation au sens du sacrifice

La Croix est la marque distinctive des enfants de Dieu.

Là encore, laissons la grâce agir dans leur âme et les former au sens du sacrifice, en éveillant en eux le désir de "ressembler à Jésus"

"Nous apprendrons à nos petits qu’en faisant le signe de la Croix, ils se couvrent de la Croix de Jésus, pour bien montrer à Dieu qu’ils sont ses enfants, qu’ils veulent ressembler à Jésus, ne faire qu’un avec Lui."

 (Mme DAMEZ. Comment faire jaillir la vie)

Première formation au sens du sacré

Il est de la plus haute importance, pour la prière familiale, de toujours garder un climat de silence et de recueillement. Et cela commence par un beau signe de Croix, bien fait…

Il peut arriver qu'un enfant de 4, 5 ans, fatigué, agité, énervé, fasse mal son signe de croix, ou de mauvaise grâce. Reprenons-le, doucement mais fermement.

Au besoin attendre qu'il se calme pour bien le refaire.

Sinon, nous le ferons calmement sortir : il n'est pas en état, à ce moment, de se joindre à la prière familiale.

 

"Ce signe de la Croix, nous voudrions qu’il ne soit pas, pour nos petits, un geste mécanique, mais l’expression de leur volonté, voulant réaliser ce qu’il exprime : son incorporation au Christ.

Vérité que la maman, l’éducateur, doit avoir constamment présente pour en imprégner peu à peu l’enfant."

(Mme DAMEZ. Comment faire jaillir la vie)


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