Dévotion enracinée dans l' Eucharistie et le Calvaire, manifestée avec éclat par sainte Marguerite Marie, rappelée et développée sans cesse depuis pour nous faire vivre de la Miséricorde divine.

 La dévotion au Sacré-Cœur est aussi ancienne que le culte de l'Eucharistie :

1ER SIÈCLE - Saint Jean ouvre la voie à cette dévotion lorsque, après avoir raconté la mort du Sauveur, il témoigne : "Un des soldats lui perça le côté avec une lance et aussitôt il en sortit du sang et de l'eau." (Jn 19, 34)

4° SIÈCLE - saint Augustin commente ce passage de l'Évangile :

"Il ouvrit son côté pour nous apprendre qu'Il ouvrait ainsi la Porte de la Vie d'où sont sortis les sacrements de l’Église".

13° SIÈCLE - saint Thomas d'Aquin représente le Cœur de Jésus ouvert par la lance comme "le témoin de son immense charité pour les hommes, et comme la source des grâces".

17° SIÈCLE - Cette dévotion fut répandue sous sa forme actuelle, à la demande de Notre Seigneur Lui-même, par sainte Marguerite-Marie, religieuse du monastère de la Visitation à Paray-le-Monial (1675).

C'est pourquoi je te demande que le premier vendredi après l'octave du Saint-Sacrement
soit consacré à célébrer une fête particulière pour HONORER mon Cœur,
en lui faisant réparation, par une amende honorable,
et en communiant ce jour-là pour REPARER les indignes traitements qu'Il a reçus
pendant le temps qu'Il a été exposé sur les autels.

Je te promets aussi que mon Cœur se dilatera
pour répandre avec abondance les influences de son divin amour
sur ceux qui lui rendent cet honneur et qui feront qu'il lui soit rendu.

1876 - Le message de la Sainte Vierge à Pellevoisin (petit village de l’Indre – apparitions à Estelle Faguette) vient renforcer et compléter celui de Paray-le Monial.

“Le Cœur de mon Fils a tant d'amour pour moi qu'Il ne peut refuser mes demandes”
“Ces grâces sont de mon Fils, je les prends dans son Cœur, Il ne peut rien me refuser”.

Mais ces grâces, il faut les demander : importance de la prière

"Qu'ils prient. Les trésors de mon Fils sont ouverts".
"Qu'ils prient et qu'ils aient confiance en moi."

La très Sainte Vierge déplore surtout le manque de respect envers l’Eucharistie

“Ce qui m’afflige le plus, c’est le manque de respect qu’on a pour mon Fils dans la sainte communion, et l’attitude de prière que l’on prend quand l’esprit est occupé d’autres choses. Je dis ceci pour les personnes qui prétendent être pieuses”.

Comment ne pas rapprocher ces plaintes de celles de Paray-le Monial ?


1920-1923 - Révélations du Sacré-Cœur à Sœur Josefa Menendez (1890-1923 - religieuse à la Société du Sacré-Cœur à Poitiers), nouvelle messagère, malheureusement insuffisamment connue, de la Miséricorde Divine. On trouve dans son livre "UN APPEL A L'AMOUR" une étonnante continuité avec le message de Paray-le Monial.


1929 - Le pape Pie XI, publie une Encyclique "Notre très miséricordieux Rédempteur", pour stimuler en nos cœurs l'amour du divin Cœur de Jésus :

Quand le Christ s'est présenté aux regards de Marguerite-Marie, proclamant son infinie charité, Il s'est plaint en même temps, comme une personne affligée, de tant et de si graves injures imméritées qu'il recevait de l'ingratitude des hommes. Ses paroles devraient être gravées dans les âmes pieuses, et ne jamais en être effacées par l'oubli :

"Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu'il n'a rien épargné ... pour leur témoigner son amour.
Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes,
par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris
qu'ils ont pour Moi dans ce Sacrement d'amour..."

A cause de nos péchés futurs et prévus, l'âme du Christ a été triste jusqu'à la mort.
Mais il n'est pas douteux que son âme ait aussi reçu, à cet instant, quelque consolation de notre réparation, également prévue, quand Lui apparut l'Ange du Ciel pour consoler son Cœur accablé de dégoût et d'angoisses.
Ce Cœur très sacré, continuellement blessé par les péchés des hommes ingrats, nous pouvons et nous devons, maintenant encore, le consoler de vraie et merveilleuse consolation.
C'est ce que nous lisons dans la sainte liturgie où, par la bouche du psalmiste, le Christ Lui-même se plaint d'être délaissé par ses amis :

Mon Cœur s'est attendu aux outrages et à la misère.
J'ai cherché quelqu'un qui s'afflige avec moi, et personne n'est venu ;
quelqu'un qui me console et je ne l'ai pas trouvé. (Ps 68, 21)


1934-1938 - Sainte Faustine (Hélène Kowalska. 1905-1938), religieuse polonaise (Congrégation de Notre-Dame de la Miséricorde), fut canonisée par le Pape Jean-Paul II le 30 avril 2000.
Elle reçoit de nombreuses révélations de Jésus qu'elle note dans son "PETIT JOURNAL".
Jésus lui confie la mission d'être l'apôtre de la Miséricorde divine.

Je désire que le premier dimanche après Pâques soit instituée la fête de ma Miséricorde.

Ma fille, parle au monde entier de mon inconcevable Miséricorde.
Je désire que la sainte Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes et surtout pour les pauvres pécheurs. Ce jour-là, les écluses de ma Miséricorde sont ouvertes.

Je veux verser un océan de grâces sur les âmes qui s'approcheront de la source de ma Miséricorde. Toute âme qui s'approchera de la confession et de la sainte Communion recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition… Je désire accorder une indulgence plénière à ces âmes …

Qu'aucune âme n'ait peur de s'approcher de Moi, même si ses péchés sont comme l'écarlate. Ma Miséricorde est si grande que, pendant l'éternité, aucun esprit ni humain ni angélique ne saurait approfondir tout ce qui est sorti des profondeurs de ma Miséricorde Cette fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles …

On préparera cette fête par une neuvaine - qui commencera le Vendredi-Saint –
et au cours de laquelle on récitera le chapelet de la Miséricorde.
Pendant ce temps, j'obtiendrai aux âmes beaucoup de grâces.

Je désire que le premier dimanche après Pâques soit une fête solennelle.


Ensemble pour la fête du Sacré-Cœur - Page d'accueil - Index général