12 – L’ANNÉE LITURGIQUE : ÉCOLE DE SAINTETÉ… (formation)

Chaque année, l’Église nous fait revivre la suite des différents épisodes de la vie du Christ : cela va nous permettre de le suivre… et de l’imiter. Ainsi guidés, nous pourrons y puiser un merveilleux enseignement de sainteté.

L’année religieuse ne commence pas, comme l’année civile, au 1er janvier.
On l’appelle année liturgique parce qu’elle est réglée sur le déroulement de la liturgie, c’est-à-dire l’ensemble des cérémonies religieuses, destinées d’abord à honorer Dieu, mais aussi à nous instruire des grandes réalités invisibles et nourrir nos âmes des grâces particulières que Dieu nous donne à travers chacune des fêtes de l’année. Cette année liturgique commence 4 semaines avant la fête de Noël : le dernier dimanche de novembre ou le premier de décembre, selon les années.

L’esprit de l’année liturgique

Le but de notre vie sur cette terre n’est pas d’y rester, mais de nous préparer à la vie du ciel en prenant Jésus pour modèle et pour guide :

Le Père nous a “prédestinés” à devenir conformes à l’image de Son Fils. (Rm 8, 29)

Pour nous y aider, l’Église nous fait revivre, chaque année, la suite des différents épisodes de la vie du Christ : cela va nous permettre de le suivre…et de l’imiter.
Guidés par la liturgie, nous pourrons y puiser un merveilleux enseignement de sainteté.

Notre Mère la sainte Église estime qu’il lui appartient de célébrer l’œuvre de salut de son divin Époux par une commémoration sacrée, à jours fixes, tout au long de l’année. (…) Elle déploie tout le mystère du Christ pendant le cycle de l’année, de l’Incarnation et la Nativité jusqu’à l’Ascension, jusqu’au jour de la Pentecôte et jusqu’à l’attente de la bienheureuse espérance et de l’avènement du Seigneur. (Déclaration conciliaire Sacrosanctum Concilium – 1963 – SC § 102)

Le déroulement de l’année, ou “cycle liturgique“, est donc construit sur un plan qui revient chaque année, centré sur Jésus, le Fils de Dieu fait homme :

1) SA VENUE sur la terre, SA VIE… (mystère de l’INCARNATION),

2) SON ACTION pour sauver les hommes (mystère de la RÉDEMPTION)

L’Église nous fait ainsi revivre la succession des grands mystères de la foi catholique et nous fait grandir dans la connaissance et l’amour de Jésus.
Or, il est bon de savoir qu’à chaque événement de la vie du Christ, à chaque mystère, est attachée une grâce particulière, grâce qui, d’année en année, reste toujours actuelle.

…Tout en célébrant ainsi les mystères de la Rédemption, l’Église ouvre aux fidèles les richesses des vertus et des mérites de son Seigneur ; de la sorte, ces mystères sont en quelque manière rendus présents tout au long des temps, les fidèles sont mis en contact avec eux et remplis par la grâce du salut. (SC § 102)

 

Ainsi :

L’Avent nous invite à ouvrir nos cœurs à Jésus qui seul peut sauver nos âmes du mal ;
Le temps de Noël est propre à nous procurer une grâce toute spéciale d’esprit d’enfance,
Le Carême, une grâce de conversion et de pénitence
La Passion, celle de porter notre croix avec le Christ, dans la patience,
Le Temps Pascal, la joie du renouvellement intérieur et de goûter les choses d’en haut…
L’Ascension ravive en nous le désir du ciel, et fortifie notre espérance des biens futurs,
La fête de la Pentecôte nous aide à nous rendre dociles à l’action de l’Esprit Saint et à progresser dans l’amour divin, etc.

Si donc cette grâce attachée à chaque fête liturgique se renouvelle d’année en année, il ne tient qu’à nous de la recevoir : il suffit d’ouvrir notre cœur, de rester attentifs et fidèles, avec le réel désir de suivre Jésus et de “nous conformer à Lui“, de l’imiter.
Laissons-nous guider de cette manière tout au long de l’année par la liturgie : c’est la prière officielle de l’Église – et donc la meilleure – c’est aussi la pédagogie la plus sûre, pédagogie divine que la Sainte Église, notre Mère, utilise avec ses enfants pour les identifier à Jésus et les conduire à la sainteté.
A noter que ces grâces particulières à une fête sont bien exprimées dans les oraisons de la messe, en particulier la prière d’ouverture (ou collecte). Il est donc très profitable de connaître l’esprit qui caractérise chaque période de l’année liturgique : cela nous permet de nous mettre dans les dispositions voulues pour nous configurer au Christ, recevoir de Lui toutes les grâces dont Il veut nous combler. Il n’y a pas de meilleur moyen de rendre gloire à Dieu dans l’esprit de ce temps particulier.

Prier au rythme du temps liturgique

Accorder notre oraison au temps liturgique est donc particulièrement bénéfique : on reçoit les grâces propres à ce temps, en puisant la doctrine dans la liturgie du jour. Cela agit sur notre âme comme un ” goutte à goutte ” qui se révèle à la longue très vivifiant.
Le meilleur support pour notre prière, ce seront les paroles de l’Église dans la liturgie. Et vivre de la prière liturgique, c’est vivre de la vie même de Jésus :

La fécondité de la famille chrétienne (…) découle de l’union vitale avec le Christ, alimentée par la liturgie, par l’offrande de soi-même et par la prière. (Jean-Paul II Familiaris Consortio 62)

Concrètement, que faire pour nous couler dans le moule de la prière liturgique ?

Un excellent moyen consiste à méditer chaque matin les textes de la messe du jour — ou ceux du dimanche précédent. Cela nous permet de nous unir à la prière officielle de l’Église : notre prière personnelle en aura d’autant plus de valeur. Lecture, épître et évangile nous fournissent une ample matière de méditation ou de contemplation selon les cas.
On peut avoir tendance à penser, quelquefois, que ces textes, nous les connaissons déjà… On peut alors être tenté de passer un peu vite : nos minutes sont si précieuses…
Mais si, au contraire, nous les abordons avec un œil volontairement neuf, en nous disant : qu’est-ce que l’Esprit Saint veut me dire aujourd’hui par ces textes ?, nous y découvrirons une profondeur nouvelle, nous y goûterons une saveur insoupçonnée. Tout ce qui nous est demandé, c’est de rester dociles au Saint Esprit (n’oublions pas de l’invoquer avant de commencer ce temps d’oraison).

Les oraisons de la messe sont également très précieuses : en quelques mots, elles résument parfaitement la ou les grâces à demander. Rien n’empêche même d’y rester pendant tout notre temps d’oraison si nous y puisons l’aliment spirituel qui nous convient.

Temporal et Sanctoral

Au cours de l’année liturgique, l’Église ne célèbre pas seulement les mystères de la vie de Jésus, mais aussi – quoique dans un ordre inférieur et subordonné – les fêtes des Saints qui sont au ciel.

Le cycle liturgique centré sur la vie du Christ s’appelle le TEMPORAL.

Et, toujours avec le Christ pour centre, superposé à ce cycle principal, celui qui célèbre la fête des Saints s’appelle le SANCTORAL.


Parce que les anges ne font pas partie du monde ” visible” , nous avons parfois tendance à sous-estimer ou à oublier leur existence. Certains refusent même d’y croire. Cette étude est destinée à les faire mieux connaître, mieux aimer, d’abord par nous-mêmes et ensuite par les enfants qui nous sont confiés.

JE CROIS en un seul Dieu, Créateur du Ciel et de la Terre,
de toutes choses visibles et invisibles