CD/55 – ÉVANGILE POUR LE 34° DIMANCHE DU T.O. – CHRIST ROI

En partant du dessin, expliquer cet évangile aux enfants pour les en faire vivre.

Récit (Lc 23, 35-43)

On venait de crucifier Jésus,
et le peuple restait là à regarder. Les chefs ricanaient en disant : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »
Les soldats aussi se moquaient de lui. S’approchant pour lui donner de la boisson vinaigrée,
ils lui disaient : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! »
Une inscription était placée au-dessus de sa tête : « Celui-ci est le roi des Juifs. »
L’un des malfaiteurs suspendus à la croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Messie ? Sauve-toi toi-même, et nous avec ! »
Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu n’as donc aucune crainte de Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi !
Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. »
Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne. »
Jésus lui répondit : « Amen, je te le déclare : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »


Faire remarquer sur le dessin…

Jésus est cloué sur la croix.
Au-dessus de sa tête, se trouve une pancarte “INRI”, ce qui veut dire “Jésus de Nazareth, Roi des Juifs”.
A droite et à gauche de Jésus, se trouvent deux autres croix où sont attachés deux malfaiteurs.

Derrière eux, une foule hostile, menée par des chefs pleins de haine, est venue assister au supplice.
Ils sont tenus à une distance raisonnable par quelques soldats chargés de l’ordre.

Le malfaiteur qui est à gauche de Jésus (à droite sur le dessin) l’injurie avec un visage plein de méchanceté. L’autre, à la droite de Jésus (à gauche sur le dessin), a le visage doux et souriant : pourtant il souffre le même supplice. Mais il a croisé le regard de Jésus, et ce regard le transforme : il prend la défense de Jésus contre son compagnon : pour eux, le châtiment est juste, mais pas pour Jésus qui, Lui, n’a rien fait de mal.

Se tournant alors vers Jésus, il lui fait cette prière : “Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne.” Ce qui lui vaut cette si belle réponse de Jésus : “Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis”. C’est pourquoi on l’appelle “le bon larron” (larron = malfaiteur : cela veut dire qu’après avoir volé toute sa vie… il aura gagné le Paradis comme en le volant, simplement en regardant Jésus !)


Vérités à transmettre

“Pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons…” Par ces simples mots, le bon larron reconnaît ses péchés. Et cet aveu suffit pour lui ouvrir le Cœur infiniment miséricordieux de Jésus et lui obtenir le pardon de toutes ses fautes.

“Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis…” Cette attitude de Jésus, même au moment de mourir, toujours prêt à pardonner, nous montre son infinie bonté : Il n’est pas venu pour juger ni condamner, mais pour sauver. Son règne n’est pas un règne de domination, mais un règne d’amour : c’est de cette façon qu’Il manifeste sa Puissance de Roi : Il nous a créés, nous a rachetés, Il est la Bonté infinie.
Ainsi tous ceux qui, acceptant de se confier à Lui, feront appel à sa Miséricorde, seront sauvés : “Quiconque invoquera le Nom du Seigneur sera sauvé.” (Ac 2, 21).

Attitudes d’âme à faire partager

Contrition : reconnaître ses torts, ses fautes, et le regretter.

Confession : aller en demander pardon en allant se confesser : car c’est là que, par l’intermédiaire du prêtre, Dieu nous donne son pardon.

Confiance en la Miséricorde infinie de Dieu qui pardonne toujours quand on Lui demande pardon.


Pour prier

Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. (Lc 19, 10)

Venez à Moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et Moi, je vous soulagerai. (Mt 11, 28)

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute, purifie de mon offense.
Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. (Ps 50, 3-6)