21 – LA VRAIE JOIE DE NOËL (spiritualité)

La vraie joie de Noël est une joie intérieure surnaturelle et personne n’est tenu à l’écart de cette allégresse.

La vraie joie de Noël est réservée à ceux qui ont accueilli Jésus dans leurs cœurs, ou ceux qui, comme les bergers et les Mages, se sont dérangés pour Lui. Les gens de Bethléem ou le roi Hérode, eux, se sont eux-mêmes privés de la Présence de l’Enfant Divin.

Quelle est cette Joie ? Celle que chante Zacharie à la naissance de son fils Jean-Baptiste :

Béni soit le Seigneur qui nous a envoyé un Sauveur pour nous délivrer de nos ennemis …
pour que nous puissions Le servir sans crainte, dans la sainteté et la justice,
tous les jours de notre vie.
C’est Lui le Soleil levant qui nous a visités d’en-haut,
pour éclairer tous ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort,
et guider nos pas dans le chemin de la paix. (Lc 1, 74-75, 79)

Une joie intérieure

La vraie Joie de Noël est une joie intérieure : nous avons vu, pendant le temps de l’Avent qui nous y prépare, que Jésus veut être le Roi dans nos cœurs, qu’Il veut y faire sa demeure.

Pour rester attentifs à sa Présence, il nous sera nécessaire de ne pas nous disperser à l’extérieur de nous-mêmes, mais, tout au contraire, de nous “intérioriser” : car c’est à l’intérieur de nos âmes qu’Il demeure, c’est là que nous pouvons Le trouver.

Cette joie de Noël ne peut se trouver que dans le silence, auprès de Jésus caché. Pour la goûter, il faut donc se garder des joies factices, ou de ces noëls tapageurs qu’un monde oublieux de Dieu recherche pour s’étourdir. Tout ce tintamarre n’a rien à voir avec la vraie fête de Noël.

Une joie surnaturelle

C’est une joie surnaturelle : Jésus est venu, Il est là maintenant, avec nous, nous ne sommes plus seuls. C’est Lui qui nous délivre du mal, qui nous ouvre le ciel, qui nous aide à être bons, à faire le bien que nous ne pouvons pas faire tout seuls. Il nous aide en nous donnant sa GRÂCE (sa Force).

Par le mystère de l’Incarnation du Verbe, un nouveau rayon de la splendeur divine
a brillé aux yeux de notre âme, afin que, connaissant Dieu sous une forme visible,
nous soyons emportés par Lui à l’amour de ce qui demeure invisible. (préface de Noël)

Personne n’est tenu à l’écart de cette allégresse…

“Notre Sauveur est né en ce jour : réjouissons-nous ! Il n’est pas permis d’être triste lorsqu’on célèbre l’anniversaire de la vie : celui-ci détruit la crainte d’avoir à mourir, il nous donne la joie de l’éternité promise.
Personne n’est tenu à l’écart de cette allégresse car le même motif de joie est commun à tous. Notre-Seigneur, chargé de détruire le péché et la mort, n’ayant trouvé personne qui exempt de péché, est venu nous délivrer tous…

Le Fils de Dieu (…) a revêtu la nature humaine pour la réconcilier avec son Auteur ; afin que le démon, inventeur de la mort, fût vaincu par cette même nature dont il avait triomphé. En cette lutte engagée pour nous, le combat s’est livré avec une grande et merveilleuse équité, puisque le Seigneur Tout-Puissant lutte contre un ennemi très cruel, non pas avec sa majesté,
mais avec notre humble nature : Il lui oppose la même forme et la même nature, participant en vérité à notre mort, mais exempte de tout péché…
C’est pourquoi rendons grâce à Dieu le Père, par son Fils dans le Saint-Esprit.

A cause de la grande charité dont Il nous a aimés, Il a eu pitié de nous ;
et alors que nous étions morts par le péché, Il nous a vivifiés dans le Christ (Ep. 2, 4-5),

afin que nous soyons en Lui créature nouvelle et ouvrage nouveau. Déposons donc le vieil homme avec ses œuvres (Col. 3,9) ; et admis à participer à la naissance du Christ, renonçons aux œuvres de la chair.

Reconnais, ô Chrétien, ta dignité et comment, par ton baptême, tu es devenu enfant de Dieu !
Garde-toi de retourner dans la boue du péché par une conduite indigne.
N’oublie jamais à quelle Tête et à quel Corps tu appartiens, comme un membre pur et sacré.
Rappelle-toi souvent comment tu as été délivré de la prison des ténèbres, et transporté dans la lumière et le royaume de Dieu.”
(Saint Léon. sermon 1 sur la Nativité)