12 – L’ASCENSION : NOTRE ESPÉRANCE (formation)

– À l’Ascension, Jésus nous ouvre le Ciel
– Nous sommes faits pour le Ciel
– Croire au bonheur futur qui nous est promis
– Conformer notre vie présente à l’attente de la vie future
– Jésus, remonté au Ciel, ne nous a pas quittés…


À l’Ascension, Jésus nous ouvre le Ciel

Ce n’est pas à la croix que se termine le chemin de la croix, ni à la mort sur la croix, ni à l’ensevelissement dans le sépulcre. Pas même à la Résurrection, dans le jardin, en ce matin plein d’aurore de la Pâque. Mais à l’Ascension du Christ : premier corps glorieux, prophète et roi du Règne, il ouvre le royaume où la vie humaine divinisée entre dans la gloire. La face levée, les fidèles le regardent qui s’élève au-dessus de ce monde, triomphant et de la pesanteur et de la mort. Car le poids et la chute, la peine et l’anéantissement, ne sont pas la vérité : la vérité, c’est la montée, et c’est la joie dans la lumière. Tout l’univers va à cette victoire qui passe l’espérance.
(Henri POURRAT La Bienheureuse Passion)

Jésus-Christ, Tête de l’Église, nous précède dans le Royaume glorieux du Père

Cette dernière étape, l’Ascension, demeure étroitement unie à la première, c’est-à-dire à la descente du ciel réalisée dans l’Incarnation. Seul Celui qui est “sorti du Père” peut “retourner au Père” : le Christ. (cf Jn 16, 28). Personne n’est jamais monté aux cieux sinon le Fils de l’Homme qui est descendu des cieux. (Jn 3, 13) 
Laissée à ses forces naturelles, l’humanité n’a pas accès à la “Maison du Père” (Jn 14, 2), à la vie et à la félicité de Dieu. Le Christ seul a pu ouvrir cet accès à l’homme de sorte que “nous, ses membres, nous ayons l’espérance de Le rejoindre là où Lui, notre Tête et notre Principe, nous a précédés. (préface. Missel Romain). (CEC 661)

Jésus monte au ciel pour nous rendre participants de sa Divinité

L’Ascension était nécessaire à la glorification du Christ.
Mais elle était également nécessaire pour notre salut :“Il est monté au Ciel pour nous rendre participants de sa Divinité”. (Préface de l’Ascension II)

C’est aujourd’hui que le Ciel, fermé depuis le péché d’Adam, s’ouvre à toutes les âmes fidèles, à la suite de leur Seigneur : “Je vais vous préparer une place.” (Jn, 14, 2)

Il ne suffit pas à l’homme de s’appuyer sur les mérites de la Passion du Rédempteur, il ne lui suffit pas de joindre à ce souvenir celui de la Résurrection : l’homme n’est sauvé, n’est rétabli que par l’union de ces deux mystères avec un troisième, avec le mystère de la triomphante Ascension de Celui qui est mort et ressuscité. (Dom Guéranger, Année liturgique)

La Liturgie maintient un lien très étroit entre ces trois mystères : Passion, Résurrection, Ascension.

“C’est pourquoi, Seigneur, nous, tes serviteurs, et ton peuple saint avec nous, faisant mémoire de la passion bienheureuse de ton Fils, Jésus-Christ, notre Seigneur, de sa résurrection du séjour des morts et de sa glorieuse ascension dans le ciel…” (Canon romain)

Mais cette participation à la Divinité de Jésus ne nous est pas due : elle n’est pas “automatique”.
Pour accéder au Ciel auquel nous sommes destinés, pour être effectivement “participants de la Divinité du Christ”, nous avons à suivre le même itinéraire que Lui : mort – résurrection – ascension.

– D’abord, passer par la mort, c’est-à-dire la destruction de tout le mal en nous.

– Ensuite, parvenir à la résurrection, c’est renaître pour une vie nouvelle :”vivre à Dieu“, pour le Bien, ce qui n’est possible que par la puissance du Christ ressuscité et pas par nos propres forces, inexistantes…

– Enfin, à son Ascension, le Christ, montant au Ciel, peut alors emmener à sa suite toutes les âmes auparavant prisonnières du péché et maintenant purifiées, rénovées, établies dans le Bien.

Nous sommes faits pour le Ciel

Le Ciel est notre patrie définitive, le but ultime de notre vie

Pour nous, nous sommes citoyens des cieux, d’où nous attendons ardemment comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera notre corps de misère en un corps semblable à son corps de gloire. (Ph 3, 20)

L’Ascension nous rappelle que nous n’avons pas ici-bas de demeure permanente. (He 13, 13)

La spiritualité de l’Ascension est toute basée sur l’espérance et ce désir du Ciel : elle nous fait vivre, dès maintenant, dans la réalité du monde nouveau, là où règne le Christ. Ainsi, nous sommes invités à ne pas nous attacher aux biens qui passent, mais à ceux qui demeurent pour la vie éternelle.

Suivons de cœur notre Seigneur là où nous croyons qu’Il est monté corporellement. Fuyons les désirs terrestres : que rien ne nous satisfasse plus dans les choses infimes, nous qui avons un Père dans les Cieux. (Saint Grégoire Homélie 29 sur les Évangiles)

Qu’est-ce que l’espérance ?

C’est une grâce – un don de Dieu – qui nous fait :

– croire au bonheur futur qui nous attend, comme Dieu nous l’a promis, et le désirer, – pour l’obtenir, mettre notre vie présente en conformité avec cette attente de la vie éternelle.

Car Dieu appelle TOUS les hommes à cet avenir de bonheur :

Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. (1 Tm 2, 4)

C’est la prière de L’ACTE D’ESPÉRANCE, la prière du voyageur en route vers le Ciel…

Mon Dieu, j’espère avec une ferme confiance que Vous me donnerez,
par les mérites de Jésus-Christ, votre grâce en ce monde et,
si j’observe vos commandements, le bonheur éternel dans l’autre,
parce que Vous l’avez promis et que vous êtes fidèle dans vos promesses.

Croire au bonheur futur qui nous est promis…

Telle est la promesse que Dieu lui-même nous a faite : la vie éternelle. (1 Jn 2, 25)

Les promesses de Dieu ont révélé peu à peu à son peuple la splendeur de cet avenir qui ne sera pas une réalité de ce monde, mais une patrie meilleure, c’est-à-dire céleste. (He 11, 16)

Dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous savons que lors de cette manifestation, nous Lui serons semblables, parce que nous Le verrons tel qu’Il est.
Quiconque a cette espérance en Lui se rend pur, comme Celui-là (Jésus) est pur. (1 Jn 3, 2-3)

L’espérance est basée sur la confiance en Dieu, en sa fidélité à ses promesses

Le chapitre 11 de l’épître aux Hébreux énumère la longue liste des “anciens” qui ont fondé leur foi sur les promesses de Dieu, sans pourtant en voir la réalisation de leur vivant. Citons seulement : Abel, Noé, Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, David…

C’est dans la foi qu’ils moururent tous sans avoir reçu l’objet des promesses…et ils confessé qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. (He 11, 13)

Ainsi, c’est la foi d’Abraham qui lui a mérité le beau titre de “Père des croyants”.

Espérant contre toute espérance, il crut et devint père d’une multitude de peuples. (Rm 4, 18)

Notre espérance chrétienne est infiniment plus riche de certitude que la leur, car nous avons l’exemple du Christ devant nos yeux.

Une espérance tout orientée vers la vie éternelle, vers les biens du Ciel…

En s’élevant au plus haut des cieux… Il ne s’évade pas de notre condition humaine ; mais, en entrant le premier dans le Royaume, il donne aux membres de son corps l’espérance de Le rejoindre un jour. (Préface de l’Ascension I)

Nous réalisons mal ce que représente ce bien infini qui nous est promis : le bonheur du Ciel.

Père, ceux que tu m’as donnés, Je veux que là où Je suis, ceux-là soient aussi avec Moi,
pour qu’ils contemplent ma gloire que Tu m’as donnée. (Jn 17, 24)

Car cela dépasse tout ce que nous pouvons imaginer :

Les choses que l’œil n’a pas vues, que l’oreille n’a pas entendues,
qui ne sont pas montées au cœur de l’homme,
des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment. (1 Co 2, 9)

…Mais avons-nous vraiment le désir du ciel ?

Du fait de notre ignorance, nous ne désirons pas vraiment, ou pas assez, ce bonheur qui nous est préparé, qui nous attend. D’autant plus que ce Royaume de Dieu que Jésus nous annonce est une réalité spirituelle qui n’est accessible qu’à la foi :

Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renonce, prenne sa croix et me suive.
Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, et qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera.
Que sert à l’homme de gagner l’univers, s’il vient à perdre son âme ?
Ou que donnera l’homme en échange de son âme ? (Mt 16, 24-26)

Pourtant, si nous avons foi dans les paroles mêmes de Jésus, comment ne pas orienter notre vie toute entière vers ce but ultime pour lequel nous sommes faits ?

Ce désir du Ciel fait partie de L’ESPÉRANCE, la seconde des trois grandes vertus théologales : c’est un mouvement doux et profond qui nous détache des biens créés, nous incline à ne chercher que la volonté de Dieu et à marcher vers le ciel comme vers notre véritable patrie.

Et cette perspective doit nous remplir de joie.

L’espérance est joyeuse

Soyez joyeux dans l’espérance, constants dans la tribulation, persévérants dans la prière… (Rm 12, 12)

même dans la souffrance :

Dans la mesure où vous participez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous
afin de pouvoir, lors de sa révélation glorieuse, être aussi dans la joie et l’allégresse. (1 P 4,13)

Cette joie n’est pas une joie humaine : elle surpasse largement nos sentiments naturels, si variables suivant les jours. Il s’agit d’entrer dans la Joie du Christ Lui-même.

C’est la vraie joie surnaturelle, qui consiste à nous réjouir de la Gloire Eternelle du Christ, notre Sauveur, et nous réjouir d’être nous-mêmes sauvés en espérance.
C’est cette joie intérieure qui témoigne de la Présence Divine en nous :

Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour,
comme j’ai moi-même gardé les commandements de mon Père
et que je demeure dans son amour.
Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite.
(Jn 15, 11)

Cette joie est celle des disciples à leur retour à Jérusalem, après l’Ascension :

Pleins de joie, les disciples reviennent à Jérusalem. (Lc 24, 52)

A vues humaines, on les aurait plutôt imaginés tristes du départ de Jésus. Non ! Ils sont pleins de joie…
D’où leur vient donc cette joie, surprenante à première vue ?
Maintenant, ils comprennent que, seule, la présence visible de Jésus leur est enlevée,
et que leur Seigneur, bien qu’invisible, demeurera avec eux et les soutiendra toujours de sa puissance divine dans la mission qu’Il leur confie :

Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc…
Et voici que moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. (Mt 28, 20)

C’est alors qu’ils comprennent– et c’est aussi pour nous la leçon à tirer de l’Ascension :

– que si Jésus les a quittés, c’est pour aller au ciel leur préparer une place (Jn 14, 2-3)
– que la raison de la création, le but de la vie des hommes, c’est le ciel, où venait d’entrer Jésus
– que l’homme a été créé pour cela, pour mériter d’aller jouir du bonheur de Dieu
– et que tous nos efforts doivent tendre, non pas à instaurer ici-bas le paradis perdu, mais à mériter ce bonheur du ciel.

Si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses d’en haut,
là où se trouve le Christ, siégeant à la droite de Dieu.
Pensez aux choses d’en haut, non à celles de la terre. (Col 3, 1-3)

Dans les moments difficiles de la vie, dans les épreuves, dans les tentations, que le souvenir de l’Ascension de Jésus et la pensée du ciel nous rappellent, comme aux Apôtres, que

la plus petite souffrance d’ici-bas nous prépare, au-delà de toute espérance,
un poids éternel de gloire. (2 Co 4, 17)

Conformer notre vie présente à l’attente de la vie future…

Vivre dans l’espérance de la vie éternelle, c’est mener “une vie cachée en Dieu avec le Christ”…et “vivre pour les choses d’en-haut”.

“Une vie cachée en Dieu avec le Christ”…

Je vous exhorte, frères, par la miséricorde de Dieu, à Lui offrir votre personne et votre vie
en sacrifice, saint, agréable à Dieu : c’est là le culte spirituel que vous avez à Lui rendre. (Rm 12, 1)

En attendant le retour du Christ à la fin des temps, les chrétiens doivent rester unis à leur Seigneur glorifié, par la foi et par les Sacrements.

Dès maintenant, “ressuscités et même assis dans les cieux avec Lui” (Ep 2, 6), ils recherchent les choses d’En-haut, car leur vraie vie est cachée avec le Christ en Dieu. (Col 3, 1)

Ancrée dans le monde à venir, l’espérance anime toute la vie chrétienne.

Dans cette espérance, nous avons pour notre âme une ancre sûre et solide… (He 6, 18)

Elle nous fait vivre, dès maintenant, dans la réalité du monde nouveau. Mais le chrétien n’est pas pour autant arraché au monde ancien qui le retient encore ;
au contraire, il a mission et pouvoir d’y vivre d’une façon nouvelle (“l’homme nouveau” du mystère pascal), qui soulève ce monde (le levain dans la pâte) vers la transformation de gloire à laquelle Dieu l’appelle.

Ne vous conformez pas au monde présent.
Transformez-vous au contraire par le renouvellement de votre esprit,
afin de pouvoir discerner quelle est la volonté de Dieu,
ce qui est bon, ce qui Lui plaît, ce qui est parfait. (Rm 12, 2)

“Vivre pour les choses d’en-haut…”

Ceci implique de nous détacher des “choses de la terre”, et d’accomplir ce que nous avons à faire principalement par amour pour Jésus.
Cette espérance engendre sobriété et détachement :

La grâce de Dieu s’est manifestée, principe de salut pour tous les hommes,
nous enseignant à renoncer à l’impiété et aux convoitises du monde,
pour vivre dans la modération, la justice et la piété dans le temps présent… (Tt 2, 12)

Résister aux convoitises du monde n’est pas toujours facile… “Ne vous conformez pas au monde présent… “ (Rm 12, 2). C’est même au-dessus de nos seules forces humaines.

Mais c’est toujours possible avec la grâce de Dieu : demandons-Lui, par l’intercession de Marie, de nous donner une ardente charité qui nous fera désirer et goûter ces joies du Ciel auxquelles le Fils nous attire par son Ascension.
En particulier, l’espérance suscite la prière et l’amour fraternel.

Ayez surtout les uns pour les autres un ardent amour,
car l’amour fait disparaître une multitude de péchés. (Jc 4, 8)

“…dans l’attente de l’apparition glorieuse de notre grand Dieu et Sauveur…”

Vivre… dans le temps présent,
dans l’attente de la bienheureuse espérance et l’apparition glorieuse
de notre grand Dieu et Sauveur, le Christ Jésus. (Tt 2, 13)

Cette attente aussi fait partie de l’espérance chrétienne :

Car le Fils de l’homme doit venir dans la gloire de son Père avec ses Anges,
et alors il rendra à chacun selon ses œuvres. (Mt 16, 27)

Toute la force de l’espérance de l’Eglise se concentre sur cette attente du retour glorieux de Jésus :

Ce Jésus qui vient d’être enlevé au ciel du milieu de vous
reviendra de la même manière que vous l’avez vu partir pour le ciel. (Ac 1, 11)

Jésus, remonté au Ciel, ne nous a pas quittés…

“Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde…”

Jésus ne nous a pas laissés seuls : comme avec les pèlerins d’Emmaüs, Il a trouvé un moyen merveilleux de continuer à cheminer avec nous vers la vie éternelle.

Et voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. (Mt 28, 20)

Monté au ciel, Il reste cependant avec nous, par sa Présence réelle dans l’Eucharistie.
L’Eucharistie nous donne de vivre dans l’espérance de la vie du Ciel :

“C’est le gage de la gloire future qui nous est donné”. (St Thomas d’Aquin)

“Prenez et mangez, car ceci est mon corps …

“Avant de quitter ce monde, avant de souffrir pour nous la douloureuse Passion et de remonter dans la gloire du Père par son Ascension, Jésus a voulu demeurer pour toujours avec nous, comme hostie de notre rédemption et nourriture de notre divinisation.
A chaque Messe Il s’offre pour nous et Il se donne personnellement à chacun de nous.
La personne du Verbe Incarné Rédempteur réellement présent sous l’apparence du pain garde notre âme pour la vie éternelle.
Vierge Marie, qui régnez avec Jésus remonté au Ciel, obtenez-nous de communier toujours plus saintement. Ainsi nous poursuivrons notre pèlerinage ici-bas comme une préparation à la patrie céleste.” (R.P. CALMEL o.p. Le Rosaire de Notre-Dame. 1971)

Notre “divinisation” : il convient de bien entendre ce terme, non pas dans le sens d’un panthéisme où nous serions dieux nous-mêmes (ce qui fut déjà la tentation de nos premiers parents), mais
dans le sens d’une assimilation, par conformité avec Jésus, notre modèle ;
dans le sens d’une participation à la Divinité en tant qu’enfants de Dieu, pour autant que Dieu veut bien élever sa créature jusqu’à Lui : nous restons et resterons toujours créatures, entièrement distinctes mais dépendantes de Dieu, notre Père, Tout-Puissant et infiniment Bon.

“Sans moi, vous ne pouvez rien faire…” (Jn 15, 5)

Jésus nous le dit Lui-même : nous ne pouvons pas, par nos seules forces, bien vivre cette vie chrétienne, et ainsi parvenir au ciel. Nous avons besoin de son secours : de sa grâce.

C’est pourquoi Lui-même nous donne aussi les moyens pour y arriver : la grâce, que nous puisons dans la prière et les sacrements.
La prière de l’espérance est le Notre Père : nous demandons à Dieu tout ce dont nous avons besoin, pour le corps et pour l’âme.

Les sacrements, jaillis du côté ouvert du Christ sur la Croix, nous sont une aide précieuse, un trésor que nous n’épuiserons jamais, dans toutes les circonstances de notre vie.
Pour nous soutenir sur la route du Ciel, jour après jour, nous avons l’Eucharistie pour nourriture et le sacrement du Pardon est là pour nous réconcilier avec Dieu.

Avec de tels moyens, quel bonheur d’être assurés de pouvoir, par la grâce de Dieu, arriver au but !

“Venez à Moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau…” (Mt 11, 28)

Ne perdons jamais cette précieuse espérance ! Car elle peut grandir en nous, comme la Foi, grâce à ces moyens que nous donne Jésus, mais aussi par le combat que nous acceptons de mener contre nos défauts, et pour le règne du Christ dans notre âme.
Mais sachons qu’on peut aussi faiblir et pécher contre l’espérance :

– par présomption, en étant trop sûr de soi, en nous confiant moins à Dieu qu’à nos propres forces. (reniement de saint Pierre)

– par désespoir : ou refus de croire à la bonté et à la miséricorde de Dieu (le péché de Judas).

Pour nous faire comprendre que Dieu pardonne toujours au pécheur repentant, Jésus nous a donné les belles paraboles de la Miséricorde : la brebis perdue, l’enfant prodigue. Ou encore, l’exemple du bon larron, de la femme adultère …

Rendez grâces à Dieu le Père, qui vous a rendus capables
d’avoir part, dans la lumière, à l’héritage du peuple saint.
Il nous a arrachés au pouvoir des ténèbres,
Il nous transférés dans le royaume de son Fils bien-aimé,
Par qui nous sommes rachetés et par qui nos péchés sont pardonnés. (Col 1, 12-14)