PAR/08 – PARABOLE DES OUVRIERS DE LA VIGNE (dessin et commentaire)

Lecture de l’Évangile : Mt 20, 1-16

 

 

 

 

Que voyons-nous sur le dessin ?

Assis au milieu, l’intendant du domaine (portant la clef du coffre autour du cou), a près de lui, à sa gauche, un gros coffre plein de pièces d’argent, (des “deniers”, la monnaie de l’époque). Il distribue une pièce d’argent à chacun des ouvriers.

L’un d’eux, à droite de l’intendant (à gauche pour nous), tient sa pièce dans la main, l’air heureux.
Mais, de l’autre côté, un autre ouvrier manifeste son mécontentement, trouvant que ce n’est pas assez : il a fait plus d’heures de travail que l’autre, et ils sont payés pareil…

Derrière l’intendant, le maître de la vigne, avec un regard doux et bon, une main sur chacun des ouvriers, s’explique calmement : c’était bien le prix convenu avant de commencer, il n’a pas manqué à la justice.

Explication de la parabole

Le maître de la vigne, c’est Dieu. Il nous appelle tous à « travailler à sa vigne », c’est-à-dire diffuser et rayonner l’Évangile autour de nous, à commencer par notre exemple et toute notre vie. A cela, nous sommes tous appelés, chacun avec ses capacités personnelles.
Mais, à cet appel, certains répondent très tôt, d’autres plus tardivement…

Le denier (la pièce d’argent) représentait le salaire normal d’une journée de travail. Cette pièce d’argent représente la récompense que Dieu nous réserve au ciel, lorsque nous aurons achevé notre vie sur cette terre.

Cette récompense sera de partager le bonheur infini de Dieu dans la vie éternelle : un bonheur incomparablement plus grand que tous les bonheurs de la terre. Elle dépassera donc de loin tout ce que nous pouvons espérer ou imaginer, ou ce que nous aurons pu mériter par nos bonnes actions. Pour chacun, elle correspondra à la lumière de son âme et à l’amour de son cœur.

Dieu nous y attend tous, même les convertis de la dernière heure, comme le bon larron… Car Dieu est infiniment bon, et sa justice est aussi miséricorde : elle dépasse de très haut celle des hommes.

Leçons de cette parabole

– Nous sommes tous appelés à partager le bonheur de Dieu au Ciel. Mais ce bonheur, qui dépasse infiniment tous les bonheurs de la terre, il faut le mériter.

– Comment ? En étant, tant que nous vivons sur cette terre, de bons serviteurs du Seigneur, toujours prêts à faire sa volonté et travailler à son service.

– Sachant la grande récompense qui nous est promise, comment ne pas répondre à l’appel de Dieu avec la plus grande générosité, sans ménager sa peine et ses efforts, pour travailler à son service ?

Esprit de gratuité : travailler pour la gloire de Dieu, et non pas pour notre intérêt personnel.

Mes pensées ne sont pas vos pensées, et mes voies ne sont pas vos voies.
Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre,
autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies
et mes pensées au-dessus de vos pensées. (Is 55, 8-9)

Seigneur, Tu as voulu que toute la loi consiste à T’aimer et à aimer son prochain :
donne-nous de garder tes commandements et de parvenir ainsi à la vie éternelle. Amen.
(oraison du jour)