PAR/04 – PARABOLE DU PHARISIEN ET DU PUBLICAIN (dessin et commentaire)

Lecture de l’Évangile : Luc 18, 9-14

Que voyons-nous sur le dessin ?

Deux hommes sont en train prier dans le Temple : un pharisien et un publicain.

Un pharisien est un chef religieux. Un publicain est un percepteur chargé de collecter les impôts : un métier considéré à l’époque comme malhonnête.

Au premier plan, le pharisien, debout, la tête haute, est très content de lui-même : “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes, voleurs, injustes…

Au fond du Temple, à genoux, le publicain prie, la tête baissée comme quelqu’un qui a honte. Il regrette le mal qu’il a fait en se frappant la poitrine, il implore le pardon de Dieu : “Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis !

Du ciel, Jésus voit les deux hommes : de sa main droite, Il envoie un beau rayon de lumière sur le publicain repentant : c’est le signe qu’Il lui accorde son pardon et lui donne sa grâce, son secours.

Mais pourquoi n’y a-t-il aucun rayon de grâce sur le pharisien ?

Explication de la parabole

Le pharisien est un orgueilleux : il est tellement content de lui que, lorsqu’il s’adresse à Dieu dans la prière, au lieu de commencer par L’adorer et Le remercier de tout ce que Dieu lui a donné (ce qu’il faut toujours faire), il ne parle que de lui, sans penser que c’est Dieu qui lui a tout donné et qu’il Lui doit tout.

Il s’admire tellement qu’il ne voit pas ses péchés et il ne peut pas les voir ; dans sa prière, il ne demande pas pardon : c’est pourquoi il ne reçoit de Dieu ni son pardon, ni sa grâce. Pourtant… il en aurait bien besoin : le péché d’orgueil est le plus grave de tous.

Au contraire, le publicain reconnaît son péché devant Dieu : “Seigneur, aies pitié du pécheur que je suis”. En s’humiliant devant Lui, il obtient de Dieu le pardon et retrouve l’état de grâce, l’amitié divine. “Celui qui s’abaisse sera élevé”.

L’humilité est le fondement de la prière.

Leçon de cette parabole :
le secret pour plaire à Dieu, c’est l’humilité

Pour que notre prière soit bien reçue par Dieu, la première chose est de se faire tout petit devant Lui, de reconnaître son infinie grandeur et l’adorer : c’est l’humilité.

L’humilité consiste en deux choses :

1 – devant Dieu, le Très-Haut, on ne peut que se faire tout petits, reconnaître sa petitesse (la Vierge Marie en est le plus parfait exemple). C’est l’humilité “parfaite”.

2 – devant son infinie perfection, comment ne pas reconnaître, si nous sommes vrais avec nous-mêmes, toutes nos imperfections, nos fautes, nos médiocrités ? C’est l’humilité “imparfaite”.
Cette attitude nous amène à regretter nos fautes, comme le publicain, et décider de ne pas les recommencer : c’est la contrition, tout aussi nécessaire que l’humilité pour obtenir le pardon de Dieu.

La parabole nous donne aussi une autre leçon :

Le danger de l’orgueil

Le pharisien qui vient prier au Temple est un homme qui respecte bien les commandements de Dieu… généreux dans l’aumône… il prie… il rend grâce à Dieu ! Tout cela est très bien… et pourtant il n’obtient pas la grâce de Dieu, c’est-à-dire son amitié, l’état de grâce. Pourquoi ?

Il est content de lui, se croit meilleur que les autres et les méprise : c’est le péché d’orgueil, le pire de tous.
Et surtout, oublie qu’il a tout reçu de Dieu, qu’il dépend entièrement Lui dans toute sa vie, et même dans tout ce qu’il fait de bien : malgré les apparences, il ne l’aime pas vraiment, il s’aime lui-même, il est content de lui. Sa relation à Dieu n’est pas juste.