PAR/02 – PARABOLE DES TALENTS (dessin et commentaire)

Lecture de l’Évangile : Matthieu 25, 14-30 – Luc 19, 11-26

 

Que voyons-nous sur le dessin ?

Un maître est assis, avec trois serviteurs devant lui. A son retour d’un long voyage, ceux-ci viennent lui rendre compte des sommes d’argent qu’il leur avait confiées avant de partir.

Le premier avait reçu cinq talents (la monnaie de l’époque) : il en a gagné cinq autres. Le second avait reçu deux talents, il en a gagné deux autres. On les voit à l’arrière plan, les mains ouvertes, chacun avec les talents reçus et les talents gagnés (on peut faire compter les pièces) : le maître est content d’eux.

Le troisième avait reçu un seul talent. Mais au lieu de le faire fructifier, comme les deux autres, il avait été le cacher dans la terre (en bas à droite, la bêche pour creuser le trou), pour le ressortir au retour de son maître. Il est là, avec son seul talent dans la main… Le maître n’est pas content !

Explication de la parabole

Le maître, c’est Dieu. Les talents, ce sont les dons que Dieu donne à chacun : leurs qualités, leurs parents, leur pays… Autant de personnes, autant de différences : il y a une grande diversité de talents.

Mais, pour tous, la volonté de Dieu est que nous fassions fructifier les talents reçus, c-à-d. porter du fruit.
Par exemple : bien faire son travail à l’école pour développer notre intelligence ; l’aide à la maison et la gentillesse, pour développer notre cœur ; la prière, pour grandir dans l’amour de Dieu.

Ainsi, les deux premiers serviteurs, après le départ de leur maître, se sont mis au travail pour faire valoir la somme reçue : ils en ont gagné cinq ou deux de plus. Ils ont fait fructifier leurs talents. Le maître est content d’eux et les félicite. Mieux, il leur promet une belle récompense : “Entre dans la joie de ton Maître.

Mais le 3ème serviteur ? Il n’a pas fait valoir le talent reçu de son maître, il n’a pas travaillé : il a été paresseux. En plus, il essaie de se justifier en accusant le maître d’être dur et sévère. (Quand on agit bien, on n’a pas besoin de s’expliquer : on montre simplement le résultat de son travail).
Bien sûr, le maître n’est pas content de lui. Il sera puni parce qu’il n’a pas développé son talent. La punition sera lourde : “jetez-le dans ténèbres du dehors, là seront des pleurs et les grincements de dents.”

Cette parabole est l’annonce du jugement qui nous attend tous à la fin de notre vie, ce qui est résumé dans le dessin : le Maître, assis, est en position de juge. Tous les hommes sans exception, à leur mort, paraîtront devant Lui et auront à Lui rendre compte de toute leur vie.

Leçons de cette parabole

La récompense des bons serviteurs

Les serviteurs n’avaient pas reçu le même nombre de talents, mais chacun selon ses capacités. Et chacun en a gagné autant qu’il en a reçu. Mais ce qui compte aux yeux de Dieu, c’est que chacun fasse tout ce qu’il peut pour servir le Seigneur
La récompense promise aux bons serviteurs – “Entre dans la joie de ton Maître” – c’est la joie du Ciel, pour toujours, pour les âmes fidèles qui auront fait fructifier les dons reçus de Dieu

La punition du mauvais serviteur

Mais ceux qui n’auront rien fait, qui auront refusé de faire fructifier les dons qu’ils ont reçus, ceux-là ne peuvent pas espérer cette récompense. Parce qu’il n’ont rien fait pour le Seigneur, une lourde punition les attend : “les ténèbres du dehors, les pleurs et les grincements de dents.” En clair, les peines de l’enfer.

Conclusion : l’importance de faire fructifier les dons de Dieu.

Notre vie sur terre est un temps d’épreuve (le temps de l’absence du maître) qui nous est donné pour faire fructifier les dons reçus de Dieu et qu’Il veut nous voir développer.
A son retour, nous aurons à Lui rendre compte de ce que nous aurons fait pour Lui.
C’est en travaillant pour Lui que nous trouverons le bonheur.

Mettons à profit le temps de notre vie, pour ne pas être trouvés inutiles comme le serviteur paresseux. C’est une lutte, un combat de tous les jours, mais dans la confiance en Dieu, dont la justice est miséricordieuse.